Hoani nous impressionne...

Hoani nous impressionne...
La peinture impressionniste reste l'époque la plus fascinante de l'histoire de l'art moderne et la plus aimée du public.
A leur époque les œuvres impressionnistes apparurent d'une modernité tellement scandaleuse qu'il fallut plus de trente ans à leurs contemporains pour les aimer, ou au moins les admettre.
Une nouvelle peinture, qui prendra le nom d'impressionnisme en 1874, va voir le jour en France, entre 1860 et 1890. Cette évolution ne constitue pas un mouvement isolé, l'art pictural indépendant évoluant partout dans l'Europe de cette 2ème moitié du XIXème siècle vers une peinture plus rapide et plus contemporaine, correspondant à un monde où le progrès s'accélère, et où les modes de vie évoluent rapidement.
Des peintres qui s'appelleront, selon le contexte et les années, "Indépendants", Intransigeants" ou "Groupe des Batignolles", puis "Impressionnistes", vont mener un combat, commencé par Manet en 1860, contre la poussière d'un art d'atelier vieilli, aux conventions trop solidement établies, pour faire admettre et reconnaître une nouvelle peinture réaliste contemporaine rejetant définitivement la recherche chère aux classiques d'un beau idéal et d'une essence éternelle des choses.

La formule de Manet : "Je peins ce que je vois, et non ce qu'il plaît aux autres de voir", résume à elle seule cette revendication de l'artiste à donner sa vision personnelle, celle de sa propre subjectivité.
Le nouveau réalisme des impressionnistes postule d'abord la prépondérance de la vision par rapport à tout schéma conventionnel appris, et la relativité de l'oeuvre qui en résulte : relativité des conditions sous lesquelles un même motif peut être observé (lumière, ciels, couleurs...), et relativité de la vision du peintre (les peintres ont une vision différente, en avance sur celle de leurs contemporains).
Cette nouvelle peinture sera l'aboutissement d'une série de réflexions et d'intentions qui l'ont précédée, celle des peintres de l'Ecole de Barbizon, et celle des peintres pré-impressionnistes des Rencontres de Saint-Siméon à Honfleur ( Boudin, Jongkind, Dubourg... ) que le jeune Monet fréquentait.
Ce faisant, les futurs impressionnistes vont introduire nombre de procédés picturaux nouveaux : l'utilisation de tons clairs, la division des tons (un orange est représenté par la juxtaposition de deux couleurs pures le rouge et le jaune), l'obtention de la forme et du volume par les touches et les couleurs au lieu du dessin-contour, l'utilisation de l'épaisseur...
Le courant impressionniste est donc bien à l'origine d'une grande révolution artistique, aujourd'hui encore l'objet d'études et d'analyses, qui va être mise au service d'une nouvelle conception du rôle et de la place de la peinture.

# Posté le jeudi 15 mai 2008 06:56

Modifié le jeudi 08 janvier 2009 00:22

Analyse d'un tableau

Analyse d'un tableau
1 / Présentation de tableau et de l'artiste

- Vous devez indiquer le titre du tableau , le nom de l'auteur, la date d'exécution , le support, les dimensions et le lieu d'exposition.

Essayez de préciser le contexte historique général et le contexte précis dans lequel s'inscrit l'œuvre. (pour certains tableaux, on peut parler de la situation politique du pays (ou de la ville) dans lequel a vécu l'artiste).
A quel mouvement artistique peut-on associer ce tableau ? (Classicisme, Baroque, Impressionisme, etc.)

Quel est le sujet du tableau ? Son genre : (portrait, paysage, nature morte, allégorie, scènes mythologiques, religieuses, de la vie quotidienne ...)


2 / Décrivez, puis analysez le tableau


Observez comment est construit le tableau : Quelle est la technique utilisée ? (dessin au crayon/fusain, gouache, aquarelle, peinture à l'huile, etc.

La touche est-elle particulière ? Les contours sont-ils net ou flou ?..

- dégagez les lignes géométriques/directrices (lignes de force) qui organisent les éléments du tableau

- Couleurs : indiquez les couleurs utilisées ainsi que les couleurs dominantes (palette). Qualifiez la tonalité des couleurs : teintes chaudes (rouge, orange, jaune, marron) ou froides ( bleu, vert ...)

- Lumière : identifiez d'où vient la lumière et quelle zone ou quel personnage est ainsi mis en évidence

- où et quand se situe la scène représentée ?

- Identifiez et décrivez les différents plans (avant-plan, premier plan. second plan,... arrière plan)

- Combien de personnages ou d'actions sont visibles ? Dégagez la hiérarchie entre les personnages.

- A quelle catégorie sociale appartiennent les personnages représentés ? Justifiez.

3 / Interprétez le tableau :

Présentez la signification historique et artistique de l'œuvre et montrez sa portée :

Quel est l'intérêt historique, social ou artistique du document ?

# Posté le dimanche 09 mars 2008 23:07

Modifié le vendredi 23 janvier 2009 01:29

le sourire de Mona Lisa...

le sourire de Mona Lisa...
(à l'attention de Sirivan, Evelin et Phonetavahn...)
Elle a le sourire le plus célèbre et le plus mystérieux de toute l'histoire de l'Art occidental.
Au musée du Louvre à Paris, elle a vu défiler des millions de visiteurs. Depuis 500 ans elle fascine autant qu'elle attire les convoitises. Pourtant on ne sait presque rien d'elle. La Joconde est une grande inconnue.

Léonard De Vinci a peint ce portrait de Lisa Maria Gherardini, une florentine, entre 1503 et 1506. Elle était la troisième femme du marchand de soie, Francesco del Giocondo, dont le nom féminisé lui valut le "surnom" de Gioconda, francisé en "Joconde". Le tableau ne fut sans doute pas livrée à son commanditaire. Il semble que Léonard l'ait emportée en France et que son élève et héritier Salaï l'ait rapportée en Italie. Mais on ignore comment elle parvint dans la collection de François Ier, vers 1516. Le tableau sera accroché successivement au château d'Amboise puis à celui de Fontainebleau et Versailles avant d'arriver au Louvre.

Le tableau n'est pas seulement un portrait de femme mais c'est aussi un paysage, placé derrière du personnage. Il est avant tout une synthèse des recherches anatomiques du peintre. Ce visage, nous pouvons le retrouver dans le tableau intitulé La Vierge aux rochers et dans de nombreux dessins. Car les visages de Léonard sont souvent androgynes, un savant mélange de masculin et de féminin. Les yeux, le sourire sont souvent le sujet d'un nombre incalculable d'interprétations. Par exemple que les yeux suivraient le spectateur. C'est une illusion d'optique.

L'illusion pourrait être le maître mot de ce tableau. Le paysage est une magnifique perspective atmosphérique. C'est-à-dire qu'au fur et à mesure que le paysage semble s'éloigner, il s'évapore dans des nuances de bleu. Ce qui donne un effet de profondeur voire un aspect presque fantastique à ce tableau.

Lisa Gherardini, épouse del Giocondo
L'histoire de La Joconde demeure obscure : ni l'identité du modèle, ni la commande du portrait, ni le temps pendant lequel Léonard y travailla, ni encore les circonstances de son entrée dans la collection royale française ne sont des faits clairement établis.
Deux événements de la vie conjugale de Francesco del Giocondo et Lisa Gherardini pourraient avoir suscité la réalisation de ce portrait : l'acquisition d'une maison personnelle en 1503 et la naissance d'un second fils, Andrea, en décembre 1502, venu réparer le deuil d'une fille décédée en 1499. Le léger voile sombre qui couvre la chevelure, parfois tenu pour un signe de deuil, est en fait d'un usage assez commun et le signe d'une conduite vertueuse. Aucun élément du costume ne semble remarquable ou signifiant, ni les manches jaunes de la robe, ni la chemise froncée, ni l'écharpe finement drapée sur les épaules ; rien ne désigne ici un rang aristocratique.

Une formule nouvelle
Disposition du modèle de trois quarts sur un fond de paysage, composition pyramidale, mains réunies au premier plan ; cette cohérence spatiale, cet illusionnisme atmosphérique, cet équilibre n'avait jamais été égalé auparavant. On a jamais exposé le modèle aussi largement cadré, avec autant d'intensité dans l'expression. Et les portraits antérieurs de Leonard n'a atteint cette majesté contrôlée.
Elle est assise dans une chaise dont l'accoudoir, soutenu par des balustres, supporte son bras gauche ; Comme une "fenêtre" ouverte sur le paysage, une loggia est suggérée par un parapet.

Un sourire emblématique
Léonard a fait de ce sourire le motif essentiel de son portrait et c'est la raison de la dimension idéale de cette oeuvre. Le caractère du paysage y contribue aussi : le niveau médian, qui coïncide avec le buste, assure la transition entre l'espace du modèle et un arrière-plan où le paysage se transforme en vision d'une nature vierge, strictement minérale et aquatique, se perdant vers un horizon que le peintre a judicieusement fait correspondre à la ligne du regard.


Alors que les grandes puissances d'Europe rivalisent pour contrôler l'Italie, les peintres italiens du XVe et du XVIe siècle élargissent le champ de la peinture occidentale.

Contexte culturel et historique.
L'Italie n'est pas unifiée et chaque prince, chaque famille qui règne sur une ville veut montrer sa splendeur, sa puissance. Les oeuvres, les grands chantiers montrent la magnificence de leurs mécènes. Au XVe et au XVIe siècle : la peinture florentine privilégie le dessin, la peinture vénitienne donne la primauté à la couleur et Rome prend au début du XVIe siècle, avec le mécénat pontifical et princier, une importance croissante. La présence des artistes italiens à Fontainebleau fera du château du roi de France un laboratoire de formes et un centre de diffusion de l'art italien en Europe.

L'artiste de la Renaissance est un artiste complet, souvent peintre et orfèvre, sculpteur et architecte, théoricien et poète, comme l'étaient Léonard de Vinci, Verrocchio ou Michel-Ange. L'artiste devient un savant, qui écrit ou utilise des traités théoriques, connaît les règles de la perspective, s'attache à la connaissance du corps humain en pratiquant les dissections, observe et expérimente. Son statut social évolue au cours du XVe siècle au fur et à mesure que la dimension intellectuelle de l'oeuvre créée est reconnue.

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# Posté le dimanche 02 mars 2008 22:53

Modifié le lundi 03 mars 2008 05:34

les aventures des petironds en classe de sixième...

les aventures des petironds en classe de sixième...
Avec la classe de sixième, la famille petiron en ont vu de toutes les couleurs...mais nous leur souhaitons un bon rétablissement !
L'exercice était de styliser un personnage au maximum (un cercle de couleur) et de ne dessiner que les attributs de sa fonction (soldat, super-héros, martien, sportif, infirmière etc.).
Pari réussi pour l'ensemble de la classe avec une mention spéciale pour l'humour de Jimmy et Robert...
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# Posté le samedi 01 mars 2008 07:33

Modifié le dimanche 02 mars 2008 01:00

esquisses à l'Atelier...

esquisses à l'Atelier...
Chacun des participants à l'atelier dessin des secondaires commence à avoir son propre style...
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# Posté le dimanche 03 février 2008 03:06